- TALHOFFER - Le manuscrit secret du moyen-Âge. (Documentaire audiovusuel)

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- TALHOFFER - Le manuscrit secret du moyen-Âge. (Documentaire audiovusuel)

Message  Raimond Roger TRENCAVEL le Ven 11 Mai 2012 - 6:51

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Le manuscrit secret du moyen-Âge



Enquête sur le mystérieux manuel de combat de Hans Talhoffer

Sans le savoir, les coffres de la bibliothèque royale du Danemark renfermaient depuis de nombreuses années un des plus étonnants manuscrits du moyen-âge, le manuel de combat de Talhoffer. Cet ouvrage, paru en 1459, est une véritable mine d'informations inédites sur de nombreux aspects de cette période encore méconnue.

Son auteur, Talhoffer, était un maitre d'arme, un chevalier et également un instructeur qui enseignait, contre rétributions, l'art des combats de chevaliers. Raisons qui le pousseront à consacrer près de la moitié de son manuscrit à l'explication des différentes techniques de combat médiéval et plus particulièrement à l'énumération de bottes secrètes qu'il était possible d'utiliser lors des duels judiciaires.

L'une des armes les plus fréquemment utilisées lors de ces duels à mort et sur laquelle Talhoffer reviendra longuement est un immense bouclier à pointe également appelé pavois. Il serait apparu au cours du 12e siècle et était alors devenu une arme acceptable dans un duel opposant deux individus de classe modeste. Pour survivre, Talhoffer conseillait l'utilisation de deux techniques, l'une consistait à accrocher le bouclier de l'adversaire pour l'exposer et la seconde était de planter la base fermement dans le sol afin de bloquer les attaques.

Les duels qui opposaient un homme et une femme se déroulaient un peu différemment. Pour équilibrer les inégalités, l'homme était alors placé jusqu'à mi-hauteur dans un trou situé au centre de l'espace de combat et duquel il ne devait jamais sortir. La femme avait à sa disposition une grosse pierre enroulée dans une toile qu'elle devait utiliser comme un fouet, tandis que l'homme ne pouvait se servir que d'une masse. Ce combat, comme tous les duels judiciaires, ne pouvait prendre fin qu'à la mort d'un des deux participants.

Il revient également sur les techniques de combat qu'il fallait utiliser pour venir à bout d'un adversaire disposant d'une armure lorsque l'on n'avait pas la chance d'arborer cette protection. La plus efficace s'intitulait « la technique de la demi-épée » et s'appuyait sur le fait que certaines lames n'étaient pas aiguisées sur la totalité de leur tranchant et pouvaient ainsi être saisies grâce à des techniques de combat qui rendaient alors l'armure de l'adversaire quasiment inutile. Il fallait ensuite glisser la pointe à travers la visière, sous le casque, à l'entre-jambe, derrière le genou ou encore sous le bras, ces endroits étant les plus vulnérables des armures.

Dans la suite de son livre, Talhoffer nous fera prendre connaissance d'un autre de ses talents, la conception des armes de guerre. Ainsi, il nous décrira de nombreuses machines toutes plus destructrices et évoluées les unes que les autres. Il commencera par le croquis d'un trébuchet, une sorte d'immense catapulte à contrepoids, puis enchaînera par la présentation de l'ancêtre de nos chars d'assauts actuels pour finir par une étrange invention qui donnera du fil à retordre aux historiens, l'écrevisse.

Mais l'auteur ne faisait pas que s'intéresser aux arts martiaux et à la guerre. Preuve en est une extraordinaire représentation d'un scaphandre qui selon les experts actuels fonctionnait déjà à l'époque. Mais malgré les nombreux détails présents dans cet ouvrage, on ne peut s'empêcher de constater que Talhoffer prenait toujours soin de ne jamais révéler les secrets des plus importantes étapes de conception de chacune de ces créations.

Ce détail pousse les historiens à évoquer l'idée selon laquelle ce livre n'était en réalité qu'une sorte de catalogue dont Talhoffer pouvait se servir pour inciter les clients potentiels à faire appel à ses services sans risquer de se faire voler son savoir-faire. Toutes ces découvertes nous révèlent donc un moyen-âge autrement plus développé que ce que nous pensions jusqu'alors et nous permettent d'espérer que de futures découvertes viendront bientôt continuer de nous en révéler toujours un peu plus sur cette surprenante époque.




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Raimond Roger TRENCAVEL

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