Animaux utilisés pour la guerre.

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Animaux utilisés pour la guerre.

Message  Raimond Roger TRENCAVEL le Mar 4 Sep 2012 - 15:37

.

J'ouvre cette file, car je suis tombé sur quelque chose d'assez intéressant sur les animaux utilisés pour la guerre.


Les abeilles : des assiégés ou assiégeants auraient lancé des ruches pleines d'abeilles sur leurs ennemis, obtenant ainsi une fuite immédiate.
Exemple : Richard Cœur de Lion à Saint-Jean-d'Acre.
Le Quid
Le pigeon voyageur : les Arabes du temps des Croisades connaissaient également l'emploi des pigeons voyageurs porteurs de dépêches, comme l'attestent parfaitement les chroniques de Joinville (XIIIe siècle).

Extrant de : LE CHIEN DE GUERRE utilisations à travers les conflits
- THÈSE -
Pour le DOCTORAT VETERINAIRE
ECOLE NATIONALE VETERINAIRE D’ALFORT

Le chien d’attaque pendant le Moyen Age et la Renaissance, un rôle modéré mais cruel : les années 500 à 1600
Au moment où l’empire romain d’orient se replie progressivement, nombre
de traditions militaires antiques régressent. Les cavaleries lourdes prédominent face
aux légions maîtresses accompagnées de meutes de dogues au combat. Le chien
suscitait plus de méfiance à cette époque : les chiens apparurent dans le bestiaire du
haut Moyen Age satanique (mythe des cynocéphales) et furent sévèrement décrits
dans la littérature byzantine, transcrivant la peur des Occidentaux pour l’Asie et les
peuples «assoiffés de sang».
Les conquêtes arabes contribuaient aussi à la moindre utilisation du chien de
guerre : pour l’Islam, le chien apparaissait nuisible et impur. On le tenait responsable
de la mutilation de la dépouille mortelle du prophète Mahomet. La tradition voulait
que l’on pende les chiens errants. Pourtant, dans le Coran, le prophète défend
de tuer les chiens, sauf ceux de la race noire ayant deux tâches blanches autour des
yeux, supposés être l’incarnation de Satan…
En Asie, les guerriers tibétains régnèrent sur les hauts plateaux himalayens et
sur la basse vallée du Gange du VIIème au IXème siècle. Ces fondateurs de l’empire
Tou Fan se faisaient accompagner de dogues au combat. Leur réputation à l’époque
fut telle, qu’ils furent recherchés et importés par tous les grands marchands
caravaniers parcourant la route de la soie .
Le Moyen Age vit apparaître de façon organisée des chiens spécialement aptes
à combattre la cavalerie. Un manuscrit du XIVème siècle (1330-1340), trouvé à
Constantinople, «Tractatus de re militari et de machinis bellicis» ou «Traité d’art
militaire et des machines de guerre », de Paul Savenitus, donné à la bibliothèque
nationale en 1688, ainsi qu’une armure du XVIème siècle présente au musée de
l’artillerie à Madrid, montrent des chiens complètement cuirassés. Ils étaient équipés
d’un corset de cuir épais ou de fer, hérissé de pointes, muni de lames de faux
tranchantes, voire armé d’une lance, et ayant sur le dos un vase d’airain, dans lequel
une substance résineuse était enflammée au moyen d’une éponge imbibée d’esprit
de vin. Ils allaient ainsi piquer, brûler et mordre les chevaux adverses, mais
surtout semer la panique parmi ceux-ci : il s’agissait là d’une véritable spécialisation
du chien de guerre contre la cavalerie.
Les chevaliers de la féodalité utilisèrent assez couramment les chiens contre la
cavalerie. Notons qu’il s’agissait là de la résurgence d’une pratique romaine
qui utilisait les chiens porteurs de « feux grégeois » pour provoquer des incendies
chez l‘ennemi. Les chevaliers du Saint Empire Germanique utilisaient eux à cet effet
des grands dogues dit «Alains», du nom d’un peuple de Scythie ayant ravagé la
Gaule et l‘Espagne au Vème et VIème siècles à l’aide de ces molosses.
Dans son manuscrit datant du XVIème siècle, «Histoire des moeurs et des
guerres des peuples du nord», l’archevêque d’Upsal Olaus Magnus montra lui la
formidable habileté des Finlandais à dresser leurs chiens d’attaque contre la
cavalerie danoise.
Au Moyen Age, en Angleterre, des chiens irlandais, écossais mais surtout des
bouledogues, bull-mastiffs et mastiffs furent de plus en plus présents, en particulier
du fait de la mode grandissante des combats de chiens. La conquête de l’Angleterre,
en 1089, par les troupes du duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, provoqua
l’introduction sur l’île de nombreuses autres espèces continentales, en particulier du
Bloodhound (ou Saint-Hubert). Toutes ces races furent à la base des chiens de
guerre médiévaux anglais, notamment utilisés en Irlande, mais aussi en Ecosse
contre les soulèvements des soldats de Robert Bruce et de William Wallace au début
du XIVème siècle. L’utilisation de la force des mastiffs engendrait une véritable
confusion dans les rangs de ces derniers.
Les aristocrates anglais se firent aussi accompagnés de leurs molosses les
plus puissants lors de leurs affrontements répétés contre la France : lors de la
bataille d’Azincourt, en 1415, une chienne anglaise mastiff s’illustra en défendant
avec acharnement le corps sans vie de son maître, Sir Piers Leght, jusqu’au moment
où elle fut récupérée par ses troupes et ramenée en Angleterre. Encore aujourd’hui,
plusieurs portraits du défunt et de sa chienne demeurent dans la ville où régnait cet
homme.
En France, il existe moins de références d’utilisation du chien de guerre au
combat pendant le Moyen Age. Lors de la bataille de Castillon en 1453, marquant la
fin de la guerre de cent ans, les troupes de Charles VII utilisèrent tout de même de
nombreux chiens d’attaque contre l’ennemi anglais. Cependant, en France, le chien
fut en fait plus utilisé à des fonctions de garde durant cette époque.
Enfin, les Turcs firent un grand usage des chiens d’attaque : un utilisateur
célèbre, Mourad Ier, prit ainsi Andrinople et tout l’arrière pays de Constantinople,
entre 1359 et 1361, de la même façon il vainquit les Hongrois et les Serbes à
Kossovo. Un autre utilisateur célèbre fut Mehmet II, s’emparant définitivement de
Byzance en 1453.
Les armées Suisses du XVème siècle avaient elles aussi leurs meutes de chiens
de guerre, en particulier en 1476, contre Charles le Téméraire, pendant la bataille de
Morat (Suisse). Deux sources différentes (le diplomate Milanais auprès du Duc de
Bourgogne et un chroniqueur bernois) décrivent une lutte sauvage directe entre les
dogues bourguignons et les molosses et bergers de montagne de l’armée des
confédérés suisses, et ceci devant le regard des troupes. La victoire des chiens
suisses, apparaissant comme un présage, engagea le reste des troupes helvétiques
à marcher au combat pour la victoire finale.
Les singes
Selon le Pr. Shi Bo, dans "Trente-six Stratagèmes chinois" (ISBN 2-911858-06-9), des singes furent aussi ainsi utilisés au début de la Dynastie Song.

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Re: Animaux utilisés pour la guerre.

Message  Jean Pierre le Mar 4 Sep 2012 - 20:45

Le dernier pigeon , lâché au Fort de Vaux à Verdun par le commandant Rénal , reçut la légion d'honneur et est même resté empaillé aux invalides
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