Les trois ordres de la société médiévale

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Les trois ordres de la société médiévale

Message  Raimond Roger TRENCAVEL le Lun 12 Nov 2012 - 12:43

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Les trois ordres de la société médiévale



Au Moyen Age, la division du monde repose sur une loi naturelle mais également divine. On se plaît à penser que la société terrestre est la réplique de la société céleste : la hiérarchie sur terre reproduit celle du ciel. On s'inspire de Hiérarchie céleste de Denys l'Aréopagite dont on retient les trois ordres (chœurs) angéliques suivant.

On divise la société en trois ordres ou en trois estats du monde. Cette division est à la base de toute une réflexion politique, économique et théologique.

les "bellatores", ceux qui se battent pour la paix sociale et la défense des faibles (à l'origine la noblesse a une fonction guerrière).
les "oratores", ceux qui prient pour le salut de la communauté.
les "laboratores", ceux qui travaillent (cf. G. Dumézil) pour entretenir les deux ordres précédents.



"Vie de Saint Denis écrite par Yves, moine de l'abbaye de Saint-Denis"
Manuscrit en Français ayant appartenu à Philippe le Long (1294-1322)
Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits; Mss.fr. 2090, fo 107

Cette division du monde repose sur une loi naturelle mais également divine. On se plaît à penser que la société terrestre est la réplique de la société céleste : la hiérarchie sur terre reproduit celle du ciel. On s'inspire de Hiérarchie céleste de Denys l'Aréopagite dont on retient les trois ordres (chœurs) angéliques suivant :


les Séraphins (les plus proches de Dieu), les Chérubins (Sagesse), les Trônes (justice divine),
les Dominations, les Vertus, les Puissances (luttent contre le mal),
les Principautés, les Archanges, les Anges (les plus proches des hommes avec les anges gardiens)

Le but étant de se rapprocher le plus du modèle divin, chacun a une fonction bien précise dans la société (métier, tâche ou office), déterminée et voulu par Dieu. Si chacun l'accomplit avec conscience et à sa place, alors la société terrestre pourra prospérer. On n'occupe pas une place indue. On ne saurait toucher à cet ordre sans encourir une action d'impiété.

Cette image tripartite s'impose à partir du XIè dans divers ouvrages : Les Estats du Monde, Miroirs du Monde, poèmes qui passent en revue les différentes classes de la société.

Le premier recueil, le Livre des Manieres d'Etienne de Fougères (XIIè siècle), fait le tableau des états du monde :


les clercs, et même le haut clergé, doivent ovrer pour tous,
les chevaliers qui ont dégénéré, devraient utiliser le glaive temporel, ce qu'ils ne font plus,
les paysans, sur lesquels l'auteur s'apitoie un peu, devraient prendre leur mal en patience et continuer à travailler et à labourer.


Elisabeth Féghali

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